À la suite d’un accident de la circulation, d’une agression, d’un accident de la vie ou encore d’une erreur médicale, l’évaluation des préjudices subis par la victime repose généralement sur une expertise médicale. Cette étape est essentielle puisqu’elle détermine en grande partie le montant de l’indemnisation qui pourra être obtenue.
Cependant, il arrive que la victime estime que les conclusions de l’expert ne reflètent pas la réalité de son état de santé ou minimisent l’importance de ses séquelles. Dans cette situation, une question se pose naturellement : est-il possible de contester une expertise médicale ?
La réponse est oui. Une expertise médicale n’est pas toujours définitive et plusieurs recours existent pour faire valoir les droits de la victime.
L’expert médical a pour mission d’évaluer les conséquences de l’accident sur l’état de santé de la victime.
Son rapport permet notamment de déterminer :
Ces conclusions servent ensuite de base à l’assureur ou au juge pour évaluer les différents postes de préjudice et fixer le montant de l’indemnisation.
Une erreur ou une sous-évaluation peut donc avoir des conséquences financières importantes.
Plusieurs situations peuvent justifier une contestation.
La victime peut estimer que certaines douleurs, limitations fonctionnelles ou conséquences psychologiques n’ont pas été suffisamment prises en compte.
Une sous-évaluation du déficit fonctionnel permanent peut entraîner une diminution significative de l’indemnisation.
L’expertise peut parfois omettre certains aspects essentiels du dommage corporel, tels que :
Une consolidation prématurée peut empêcher la prise en compte de l’évolution réelle de l’état de santé.
Or, certaines séquelles n’apparaissent ou ne se stabilisent qu’après plusieurs mois, voire plusieurs années.
Le principe du contradictoire est fondamental.
Lorsque la victime n’a pas pu faire valoir ses observations ou produire certains documents médicaux, la régularité de l’expertise peut être remise en cause.
Face à l’expert mandaté par l’assureur, la victime a le droit d’être assistée par un médecin-conseil indépendant.
Ce professionnel intervient exclusivement dans l’intérêt de la victime.
Son rôle consiste notamment à :
La présence d’un médecin-conseil permet souvent d’obtenir une évaluation plus complète et plus équilibrée des préjudices.
Lorsque le rapport n’est pas encore définitif, il est parfois possible de transmettre des observations écrites accompagnées de pièces médicales complémentaires.
L’expert peut alors modifier ou compléter ses conclusions.
En cas de désaccord persistant, une nouvelle expertise peut être demandée.
Cette contre-expertise permet d’obtenir un second avis médical indépendant sur les séquelles et les besoins de la victime.
Lorsque le litige persiste avec l’assureur, le juge peut être saisi afin de désigner un expert judiciaire.
L’expertise judiciaire offre généralement davantage de garanties d’impartialité et de contradiction.
Le rapport de l’expert judiciaire constitue souvent un élément déterminant dans la résolution du litige.
La contestation d’une expertise médicale nécessite une parfaite maîtrise des mécanismes d’indemnisation du dommage corporel.
L’avocat accompagne la victime à chaque étape :
Son intervention vise à garantir que l’ensemble des préjudices soit correctement évalué et indemnisé.
Dans de nombreux dossiers, l’offre d’indemnisation formulée par l’assureur repose directement sur les conclusions de l’expertise médicale.
Si cette expertise est contestable, l’offre qui en découle peut également être insuffisante.
Avant d’accepter une proposition d’indemnisation ou de signer une transaction, il est donc essentiel de vérifier que le rapport médical reflète fidèlement la réalité des séquelles subies.
N'hésitez pas à contacter Me Sarah YAHIA, Avocat sur Aubagne, afin qu'elle vous assiste.