Un accident de la circulation sans constat amiable peut rapidement créer une situation d’incertitude, notamment lorsqu’aucun accord n’a pu être trouvé sur les circonstances ou les responsabilités. Contrairement à une idée reçue, le constat amiable n’est pas une obligation légale. Son absence ne fait pas obstacle à l’indemnisation, mais elle impose une vigilance accrue dans la constitution des preuves et dans les échanges avec l’assureur.
Le constat amiable est un document déclaratif destiné à faciliter le travail des compagnies d’assurance. En son absence, l’enjeu principal devient la démonstration des responsabilités. Plusieurs situations expliquent l’impossibilité d’établir un constat : refus ou désaccord entre conducteurs, délit de fuite, accident corporel nécessitant une prise en charge médicale urgente, accident impliquant un tiers non identifié ou simple absence de formulaire au moment des faits. Dans ces hypothèses, la preuve des circonstances repose sur d’autres éléments, qui doivent être recueillis avec rigueur dès les premières minutes suivant l’accident.
La priorité absolue reste la sécurité des personnes. En présence de blessés, les secours doivent être alertés sans délai. L’intervention des forces de l’ordre permet l’établissement d’un procès-verbal, souvent déterminant pour la suite du dossier.
En parallèle, il est essentiel de constituer un dossier probatoire solide :
Ces éléments pourront être transmis à l’assurance ou produits devant le juge en cas de litige.
Même sans constat amiable, l’accident doit être déclaré à l’assureur dans un délai de cinq jours ouvrés, conformément à l’article L.113-2 du Code des assurances. La déclaration doit rester factuelle, précise et étayée par l’ensemble des preuves disponibles.
En l’absence de constat signé par les deux parties, l’assureur analysera les déclarations, les preuves matérielles, les témoignages et, le cas échéant, le procès-verbal établi par les forces de l’ordre. À défaut d’éléments suffisamment clairs, un partage de responsabilité, voire un refus de garantie du conducteur adverse, peut être envisagé.
Dans un accident de la circulation sans constat amiable, l’avocat intervient pour sécuriser la preuve, éviter toute reconnaissance de responsabilité injustifiée et défendre efficacement les droits de la victime face à l’assurance. Une intervention précoce permet souvent d’éviter des erreurs irréversibles et de rééquilibrer le rapport de force lors des discussions indemnitaires.
Maître Sarah Yahia, avocat à Aubagne, intervient aux côtés des victimes d’accidents de la circulation dans la gestion des dossiers sans constat amiable. Son accompagnement permet de structurer la déclaration, d’anticiper les positions de l’assureur et d’engager, si nécessaire, les recours adaptés afin d’obtenir une indemnisation juste et complète.