L’assistance éducative est prévue par les articles 375 à 375-9 du Code civil et les articles 1181 et suivants du Code de procédure civile.
Elle permet au juge des enfants d’intervenir lorsque la santé, la sécurité, la moralité d’un mineur ou ses conditions d’éducation sont gravement compromises.
L’objectif n’est pas de sanctionner les parents, mais de protéger l’enfant, tout en cherchant à restaurer, autant que possible, un cadre familial sécurisant.
Le principe de proportionnalité s’applique : le juge doit toujours privilégier la mesure la moins contraignante compatible avec l’intérêt du mineur.
Le juge des enfants peut être saisi :
par les parents, le tuteur ou le mineur lui-même ;
par le procureur de la République ;
ou à la suite d’un signalement effectué par un professionnel (école, médecin, service social, ASE, etc.).
Dans tous les cas, l’avocat a un rôle essentiel dès le début :
Il informe la famille sur la nature et les conséquences de la procédure ;
Il aide à préparer la défense en produisant les éléments utiles (rapports, attestations, certificats médicaux, etc.) ;
Il garantit le respect du contradictoire, souvent mis à mal dans les situations d’urgence.
Avant toute décision, le juge procède à une évaluation approfondie de la situation familiale.
Il peut ordonner :
une enquête sociale,
une évaluation éducative ou psychologique,
l’audition du mineur (article 388-1 du Code civil
L’avocat veille à ce que les investigations soient conduites dans le respect des droits de la défense. Il peut demander communication du dossier, formuler des observations écrites, et solliciter une audition de l’enfant dans des conditions respectueuses de sa parole et de son âge.
Maître Sarah YAHIA, Avocat de l'enfant interviendra à vos côtés.